Le cri de douleur de la maman d'une combattante belge en Syrie: «Je veux revoir ma fille vivante» - 12 décembre 2013



« Le jour où ma fille est partie, ma vie s’est arrêtée. C’était le 20 mai dernier ». Dans un entretien exclusif qu’elle a accepté de nous accorder, la maman de Nora Verhoeven, sans nouvelle d’elle depuis deux mois, craint le pire : un coup de téléphone annonçant sa mort…



Souriante, cette maman d’apparence très dynamique, nous confie aussitôt vouloir faire uniquement bonne figure. « Je suis morte de l’intérieur depuis le 20 mai dernier, le jour où ma fille est partie en Syrie. Ce sont les médicaments, les calmants, qui me font tenir le coup. Sans eux, je ne serais pas debout ».

Maman de trois autres enfants, nés eux aussi de son union avec son désormais ex-mari, Daniel Verhoeven, Samira pense nuit et jour à sa fille. « Mes autres enfants disent qu’on vit avec le fantôme de Nora à la maison. C’est devenu une obsession. Je veux revoir ma fille vivante » s’exclame celle qui n’a pourtant plus de signe de vie de Nora Verhoeven depuis deux mois. « Pas de nouvelle, bonne nouvelle. C’est ce que je me dis. Mieux vaut cela que de recevoir un appel m’annonçant sa mort. Je sais que cela peut arriver à tout moment ».

Alors dans l’attente, la maman se fait une raison : « Quand il y a des bombardements là-bas, elle perd parfois la connexion, c’est peut-être le cas cette fois. Quand elle m’appelle, cela ne dure jamais longtemps. Elle veut alors simplement me rassurer, me dire que tout se passe bien pour elle là-bas. Elle ne me parle jamais de ses activités, si ce n’est qu’on lui confie des enfants orphelins, sinon, elle se contente de me dire qu’elle est sur place pour Allah, pour gagner sa place au paradis ».