Des spécialistes de l’islam, des intellectuels arabes éclairés, des apostats de l’islam, des femmes arabes s’égosillent à nous prévenir, les gauchistes ne comprennent pas...




Allemagne : un apostat musulman déclare être « stupéfait de la naïveté de l’Occident » face à l’islam


Issu d’une famille musulmane très pratiquante qui a émigré d’Afrique du Nord, Nassim Ben Iman est le plus connu des ex-musulmans d’Allemagne. Converti au catholicisme, auteur en 2002 du livre « Le véritable ennemi » (Der wahre Feind), il a donné récemment une interview où il évoque la véritable nature de l’islam (selon lui) et la naïveté des européens.


« Entre ce qui est dit publiquement, ce qui est dit aux Chrétiens et ce qui se dit entre portes closes dans les familles musulmanes et dans les mosquées, il y a la même différence qu’entre le jour et la nuit.»



00:00 Pour les Musulmans tuer au nom de l’islam est un grand honneur
00:04 et mourir pour l’islam est un honneur plus grand encore,
00:08 ce qui revient à dire que le fait qu’il y ait des êtres humains et des vies humaines en jeu
00:12 a été occulté dès l’enfance.
00:16 On apprend aux enfants dès le plus jeune âge que la plus grande demande
00:20 faite à un Musulman est de tout donner pour Allah, et que cela ait un sens,
00:24 que cela soit humain ou inhumain, personne ne pose la question. Les Juifs
00:28 je les haïssais sans me poser de questions, je n’avais pas besoin qu’on me l’enseigne.
00:32 Pourquoi? Et bien, avant que d’arriver en Allemagne je suis allé à l’école coranique
00:36 puis à l’école dans le pays arabe d’où je viens.
00:40 Dès le début, on n’entendait partout qu’une seule chose dans ce pays
00:44 Les Juifs sont mauvais, ce sont les ennemis de Dieu, ils ne sont pas humains
00:48 Dieu les a damnés, certains d’entre eux furent changés en singes
00:52 comme le dit le Coran. Autant dire que cette image des Juifs
00:56 fut imprimée en moi dès le début,
01:00 l’image d’un ennemi et je les haïssais, je les méprisais,
01:04 je voulais les tuer, ces Juifs, mais aussi les Chrétiens
01:08 et tous ceux qui ne sont pas musulmans. Pour un Musulman, tous les non-Musulmans
01:12 sont des incroyants. Je les méprisais tous également, peut-être pas
01:16 avec la même intensité dans la haine ou dans le désir que j’avais de les tuer
01:20 mais les Chrétiens n’avaient aucune valeur à mes yeux:
01:24 ils n’étaient que des incroyants; Les Bouddhistes et les athées étaient sans valeur
01:28 Ils n’étaient tous que des créatures qui ne pourraient être utiles que s’ils se convertissaient à l’islam
01:32 Le monde doit être islamisé, c’est ce
01:36 qu’enseignaient les intellectuels et religieux islamiques
01:40 et c’est ce qui est propagé par les leaders du monde islamique.
01:44 Le monde des Infidèles porte le nom de “Domaine de la Guerre”.
01:48 Là où l’islam est religion officielle
01:52 c’est le “Domaine de l’islam”, et donc le “Domaine de la Paix”.
01:56 Cela signifie que cette injonction :
02:00 le monde doit être islamisé” a toujours existé et que ceux qui aiment l’islam
02:04 et bien sûr j’en faisais partiecar j’étais un bon Musulman,
02:08 n’ont de cesse que cela ne devienne réalité, c.-à-d. l’islamisation de
02:12 l’Allemagne et de toute l’Europe afin d’obéir aux exigences de Mahomet.
02:16 Si l’on pose un œil critique sur l’histoire,
02:20 sur la vie de Mahomet,
02:24 sur les enseignements islamiques, si l’on se penche sur ces faits,
02:28 qui sont des faits certains, du point de vue chrétien
02:32 et aussi du point de vue scientifique musulman
02:36 si l’on se confronte à ces faits, il est alorsétrange de persister à croire
02:41 que l’islam est une religion pacifique. J’y vois purement et simplement une tactique
02:45 que les officiels musulmans utilisent lorsqu’ils veulent obscurcir ces vérités,
02:49 lorqu’ils veulent endormir les Chrétiens,
02:53 pour que ceux-ci soient assoupis pendant que l’Europe s’islamise
02:57 qu’ils dorment pendant qu’on leur montre de fausses
03:01 et perfides représentations et qu’on voile la vérité.
03:05 C’est une partie de la stratégie employée pour islamiser l’Europe.
03:09 Le Coran, c’est la révélation de la parole de Dieu à travers Mahomet
03:13 C’est la parole ultime pour tous les peuples et pour tous les temps.
03:17 Le Coran ne peut être changé et n’est donc pas réformable.
03:22 L’adoucissement des brutales lois théologiques
03:26 et théories musulmanes etc..
03:30 dans le but de les faire se conformer à une société libre et démocratique
03:34 sera critiqué et attaqué par les Musulmans.
03:38 Si vous êtes en colère contre les fondamentalistes musulmans,
03:42 c’est injuste. Pourquoi? Parce que ces fondamentalistes représentent
03:46 exactement l’islam dans toutes ses formes.
03:50 Je sais qu’ils jeûnent, qu’ils prient, qu’ils obéissent aux lois religieuses et je sais
03:54 qu’ils sont prêts à tuer ou ont déjà tuéafin d’obéir aux lois
03:58 islamiques. Il ne faut pas oublier et il ne faut pas non plus
04:02 nier le fait que l’on n’a pas affaire à des fanatiques ou à des islamistes
04:06 mais bien à des gens qui suivent leur foi de musulman de A à Z,
04:10 qui veulent satisfaire à tous ses préceptes sans exception.
04:14 Je remarque que la sourate (9, verset 41?) dit au Musulman
04:20 inaudible) le chemin d’Allah. Les Musulmans ont l’ordre de faire la guerre sainte de diverses façons,
04:24 et ça ne consiste pas toujours uniquement en des bombardements, la guerre, l’épée
04:28 et les armes à feu, mais aussi en tactique et ruses;
04:32 si les moyens pacifiques sont effectifs, alors ils doivent être
04:36 utilisés en premier, particulièrement si l’on a pas l’avantage de la supériorité militaire.
04:40 Si l’on ne peut entrer par la porte de devant, on doit choisir la porte de derrière
04:44 pour établir l’islam dans la société.
04:51 C’est une chose que l’on apprend dès l’enfance: il fut le prophète, l’envoyé de Dieu, son élu
04:55 et toutes ses actions furent juste, quoiqu’on puisse en penser ou ressentir
04:59 Ce que le prophète a dit et fait était juste. En d’autres termes
05:03 quand les femmes étaient violées, quand un territoire ou une cité était conquise
05:07 cela était saint, car ces femmes n’étaient de toute façon que des incroyantes,
05:11 Le prophète l’avait fait et en avait maintes fois donné l’ordre.Si vous commencez à
05:15 remettre en question de manière critique la religion ou Mahomet
05:19 vous vous sentez immédiatement coupable. Pourquoi?
05:23 Parce qu’on apprend dès le plus jeune âge que
05:27 critiquer ne serait-ce qu’un peu l’islam est undéfaut du comportement
05:31 et non pas une critique qui se justifie. Demander: “ pourquoi Mahomet a-t-il agi
05:35 ainsi?” est un des péchés les plus graves.
05:39 “Pourquoi est-ce dans le Coran?” Poser une telle question est déjà l’une des
05:45 fautes les plus graves. Et c’est à ce niveau que fonctionne un bon lavage de cerveau.
05:49 Dans ce système, on n’a pas le droit de poser des questions. Si j’y vois des défauts
05:53 ça équivaut à un péché. Je n’ai plus qu’à ouvrir grand l’oreille
05:57 et de dire: OK, quels ordres me donne-t-on,
06:01 que dois-je faire?Et lorsque l’on me donne l’ordre de tuer, jeréponds : “Présent!” et je tue.
06:07 Et puis il y a cet édit qui menace de peine de mort celui qui abandonne l’islam
06:11 pour une autre religion. Ceci est un fait indéniable.
06:15 J’ai un épée suspendue au-dessus de ma tête.
06:19 Ce n’est pas une situation agréable. Et ensuite
06:23 on se trouve séparé de sa famille, on est ostracisé par la société musulmane
06:30 dont on faisait partie, on perd une part de son cœur et de sa vie;
06:35 Et que ces menaces viennent de ces cercles, et non pas d’un endroit imaginaire,
06:39 quelque part en Europe, ou plus loin encore, mais de mes cercles
06:43 d’amis les plus proches, de ma famille… ça
06:47 c’est vraiment dur à accepter.
06:51 Je sais de sources sûres que les Frères Musulmans avaient déjà dans les années soixante
06:55 commencé à développer des stratégies
06:59 visant à islamiser l’Europe.
07:03 Et je constate que beaucoup de ce qui avait été décidé dans les années soixante est mis en place aujourd’hui:
07:08 Le nombre des naissances n’en est qu’un exemple.
07:12 Dans mon livre je dis la chose suivante:
07:16 Tout Musulman est un terroriste en puissance.”
07:20 Un éditeur me dit alors qu’il était impossible de
07:24 garder cette phrase en l’état car on ne pouvait
07:28 le dire de cette manière. Je lui répondisque je pouvais justifier
07:32 mes dires.Si un Musulman prend sa foi au sérieux,
07:36 quand un Musulman relit les paroles de Mahomet et ce qui est
07:40 écrit dans le Coran, alors, s’il est un Musulman exemplaire,
07:44 alors, le lendemain il sera d’abord et en premier lieu un soldat de Dieu
07:48 simplement parce que cela est partie intégrante de sa foi.Je peux affirmer pour
07:52 en avoir été témoin
07:56 qu’entre ce qui est dit publiquement, ce qui est dit aux Chrétiens et
08:00 ce qui se dit entre portes closes dans les familles, dans la communauté musulmane,
08:04 et dans les mosquées, il y a la même différence qu’entre le jour et la nuit.
08:08 Parfois, je reste stupéfait de la naïveté de l’Occident,
08:12 et de lanaïveté des Chrétiens qui sont si aveugles
08:16 et se laissent si facilement séduire.Je suis abasourdi
08:19 quand des faits avérés,
08:22 et tellement évidents pour les Musulmans,
08:25 sont purement et simplement niés.
08:28 Donner des somnifères à l’Occident,
08:31 donner des somnifères aux Chrétiens
08:34 afin qu’ils restent assoupis pendant que leurs terres s’islamisent: voilà le but.
08:40 Le cœur du message ne change pas à la traduction,
08:43 il n’acquiert pas de nouveau sens comme par magie. Quand le
08:48 Coran dit : “Tuez-les”, vous pouvez traduire par
08:51 “Tuez-les”, ou “prenez-leur la vie”, comme ça vous chante;
08:54 mais l’essence du message est ceci: l’incroyant
08:57 qui ne se convertit pas à l’islam sera lapidé, enterré,
09:00 et son sang disparaît. Le second aspect est que
09:03 le Coran est écrit à l’impératif et ses injonctions
09:06 faciles à comprendre pour le plus simple des hommes. “Va et
09:09 tue l’incroyant! “ Il n’y a pas besoin de philosopher.
09:12 On grandit dans cette idéologie,
09:15 et quand une femme occidentale demande à une musulmane:
09:18 “Comment pouvez-vous vivre ainsi?”, la musulmane hausse les épaules
09:21 et répond : “Que voulez-vous dire?”
09:24 Une femme peut seulement se révolter quand
09:27 elle se dit “Mince, je suis opprimée et on ne me traite pas bien.”
09:34 Mais aussi longtemps qu’elle imbibe ces idées au sein de sa mère, telles que: Tu es ainsi parce que c’est
09:37 la volonté d’Allah, ne pose pas de questions”, alors
09:40 la discussion est finie avant même d’avoir commencé.
09:43 Je supplie nos hommes politiques et notre société:
09:46 de grâce, ouvrez les yeux
09:49 La tolérance est une vertu bonne et importante, l’amour
09:52 du prochain est une valeur chrétienne
09:55 la tolérance aux dépends de la vérité
09:58 est d’une insondable stupidité,
10:01 et le prix à payer en sera très lourd.

Source d’origine en allemand : PI News
Traductions diverses : Gates of Vienna
Texte en français ici

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« La haine meurtrière envers les non-musulmans est fondée sur les textes de l’islam. » Youssef Bazzi journaliste libanais.



Le double attentat qui a tué des dizaines de chrétiens au Pakistan [le 22 septembre] s’est produit au même moment que le massacre de dizaines d’autres chrétiens dans un centre commercial à Nairobi par un commando d’extrémistes musulmans qui a visé délibérément les non-musulmans.

Peu avant, des maisons et des églises coptes avaient été incendiées à Delga, en Haute-Egypte, par des groupes islamistes aidés par la population locale. Ces faits s’inscrivent dans une série d'actions terroristes, de tueries, d'enlèvements ou d'expulsions visant les citoyens chrétiens de pays à majorité musulmane, du Nigeria au Pakistan en passant par l'Egypte, la Syrie ou l'Irak. Si dans d'autres pays les chrétiens sont plutôt protégés de la terreur, ils ont tout de même besoin de la "protection de l'Etat" ou sont victimes de discrimination sociale et politique, se sentant encerclés, faibles, ou vivant dans l'insécurité.

La principale conséquence de l'absence de culture de l'égalité citoyenne et de la coexistence est l'émigration en grand nombre des communautés chrétiennes, qui sont les représentantes de l'histoire ancienne et de la civilisation de ces pays et constituent parfois leurs élite sociales, politiques et culturelles.

Il est évident que la plupart des musulmans condamnent ces attaques contre leurs concitoyens non musulmans, comme le terrorisme qui vise les étrangers. Toutefois, cette majorité pacifique partage une hostilité et une haine traditionnelles envers l'Occident, au point de considérer les citoyens chrétiens comme des alliés objectifs des Occidentaux, ne partageant pas leur allégeance à l'oumma [la nation musulmane].

En outre, la culture la plus répandue chez la plupart des musulmans est celle de la «primauté du droit de la majorité», de la «défense de la religion», de la «mécréance» des non-musulmans, l’identité religieuse primant sur l'identité nationale. Ainsi l'application de la charia [dans ses interprétations anciennes ou modernes] est-elle considérée comme préférable au droit civil. On peut le constater à travers les débats sur les Constitutions qui ont cours actuellement en Tunisie, en Egypte et au Pakistan.

...se pose la question historique cruciale : quand commencera la réforme religieuse profonde, reportée depuis des siècles ?

L'islam «modéré», qui condamne les attaques contre les chrétiens, se limite à un rejet de la violence sans en combattre les causes ou les sources. Il hésite même à exclure de l'islam les auteurs des attaques terroristes qui tuent des innocents (souvent en majorité des musulmans) en se référant à des textes anciens, non remis en cause jusque-là, pour justifier leurs actions. Car ils s'appuient sur une tradition qui n'a pas été réformée ni réinterprétée. Ces groupes se présentent comme des musulmans authentiques et considèrent les autres comme moins musulmans. Et «l'islam officiel» n'agit pas contre eux, demeurant incapable de répondre sur les questions essentielles relatives aux droits de l'homme, aux lois de succession ou au mariage des mineures.

La crise des sociétés musulmanes est aggravée par les conflits communautaires inter-musulmans. La violence et le terrorisme ne visent pas seulement les non-musulmans, mais aussi les différences sectaires et ethniques, comme c'est le cas au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Somalie, au Soudan et même au Nigeria.

Tout cela contribue à brider les Etats et les sociétés en les écartant de la marche de l'Histoire pour les ramener aux ténèbres de la «sédition». Il transforme les pays en terres arides où se répandent la mort, le désespoir, la destruction et la grande pauvreté. Depuis l'échec de «l'Etat taliban» en Afghanistan jusqu'à l'impasse du khomeynisme en Iran, en passant par la déroute de «l’État Frères musulmans» et le chaos des islamistes fanatiques et suicidaires de l'Irak à la Somalie, l'islam politique poursuit sa route tandis que se pose la question historique cruciale : quand commencera la réforme religieuse profonde, reportée depuis des siècles ?

Source : L’hostilité antichrétienne jusqu’à la haine, par Youssef Bazzi, Courrier international, 24 octobre 2013

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«L’islam c’est l’islamisme en attente et l’islamisme, l’islam en action, l’un et l’autre se réclamant d’un seul et même Coran » Ferhat Mehenni président du gouvernement provisoire kabyle.

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« L’islamisme vrai visage de l’islam », d’Hamid Zanaz




Olaf-de-paris4aOlaf de Paris consacre cette chronique au dernier livre d'Hamid Zanaz.
Traducteur et journaliste indépendant, Hamid Zanaz collabore à différentes publications arabes et françaises. Contributeur permanent à la revue de la ligue des rationalistes arabes, Al Awan, il donne aussi des conférences sur l'islam.
Il est l'auteur de nombreux essais, tant en arabe qu'en français, sur différents problèmes sociétaux touchant à la religion, à la sexualité, à la politique ou à la science dans le monde islamique, et intervient régulièrement dans des media divers, dont Riposte Laïque.

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Hamid Zanaz vient de publier aux Editions de Paris-Max Chaleil un court essai (79 pages), « L’islamisme, vrai visage de l’islam ».
Zanaz-integrismeIl s’y interroge dans un style clair et incisif, comme d’autres avant lui, sur la nature réelle du lien entre islam et islamisme, avec force argumentation et références. Il nous appelle à une très grande vigilance : l’islamisme n’est pas ce que le grand public en croit … Il n’est pas une déviation de l’islam, il ne relève pas d’une mauvaise compréhension de l’islam tel qu’il existe aujourd’hui, comme on nous le rabâche à longueur de temps. Il ne s’oppose pas au gentil islam de paix, censé être le vrai islam, que de vilains islamistes viendraient pervertir. Bien au contraire, l’islamisme participe de l’islam tel qu’il existe aujourd’hui, il lui est consubstantiel, et, sans cette dimension, l’islam n’aurait certainement pas pu se développer et ne saurait perdurer. Et même, il en constitue le vrai visage, pour reprendre le titre de son livre, ce qui doit nous appeler à la plus grande des circonspections dans notre façon de considérer l’islam.
Je vais tâcher au fil de cet article de vous faire découvrir la thèse d’Hamid Zanaz, comme il l’expose dans son essai. Je mêlerai certainement un peu de mes réflexions aux siennes, tant j’avoue bien les faire miennes, pour l’essentiel, comme vous le verrez.
Hamid Zanaz nous invite dès l’introduction de son essai à nous poser les vraies problématiques du fait musulman. A tous ses observateurs qui, prudemment, continuent de refuser l’association entre islamisme et islam, à ceux qui colportent et écrivent un peu partout que « le problème ce n’est pas l’islam, ce sont les islamistes », l’auteur oppose une pensée de simple bon sens pour les inciter à davantage de sens critique : l’intégrisme n’aurait pas pu séduire aussi vite tant de musulmans s’il n’avait pas une certaine familiarité avec le fond de l’islam. L’intégrisme n’est donc pas étranger à l’islam, et au-delà, l’observateur scrupuleux pourra même tirer les simples leçons suivantes de l’histoire du développement de l’islam :

  • L’extrémisme musulman est historiquement le moteur de l’expansion de l’islam. N’est ce pas à la pointe de l’épée qu’il s’est premièrement répandu dans le monde ?
  • L’extrémisme musulman contribue à souder la communauté, par la peur de sa violence notamment – et quand l’on sait que c’est notamment le fait communautaire, la cohésion voire la coercition du groupe sur l’individu, qui fait la force de l’islam, on réalise combien l’extrémisme participe de cette force.
  • L’extrémisme musulman continue de participer de l’expansion actuelle de l’islam car sa violence fait peur, voire très peur, et incite les non-musulmans à transiger, si ce n’est à se soumettre aux exigences de l’islam.
Ces trois éléments, objectifs, fondés, historiques suffisent déjà à nous montrer que le lien entre islam et islamisme est plus complexe que la sempiternelle rengaine vrai islam/méchants islamistes dévoyés ne nous le présente. Ils nous montrent que pour comprendre la dynamique intrinsèque de l’islam, ce qui le fait se développer, croitre, se répandre partout, il faut comprendre sa relation avec son extrémisme. Il faut étudier l’islam en profondeur, dans ses diverses facettes. C’est ce que nous nous proposons de faire avec Hamid Zanaz.

VIOLENCE

La norme de l’islam, c’est son intégrisme
Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’en islam, comme dans les autres religions, être intégriste, c’est être intègre avec sa foi, son corpus doctrinal, et y aller jusque au bout : dans ce sens, l’intégrisme musulman révèle donc la vraie nature de l’islam. Et cette constatation, aussi choquante qu’elle puisse être à l’observateur nourri au politiquement correct, est pourtant quasi unanimement partagée dans nos sociétés : si l’on parle bien de « musulmans modérés » pour signifier leur caractère non violent, ouvert, libéral, c’est donc que le « musulman normal », non modéré, serait violent, serait fermé, serait totalisant … Voilà bien le problème avec l’islam : sa norme, c’est l’intégrisme, un intégrisme qui va de soi, qui coule de source, pratiquement, et qui n’a pas à se justifier de son islamité, contrairement à « l’islam modéré » couramment pratiqué en Occident.
Mais d’une certaine manière, si cet intégrisme a pu par le passé poser certains problèmes à l’Occident - si l’on peut parler ainsi de siècles de guerres et d’affrontements … - ainsi qu’aux sociétés musulmanes elles-mêmes, c’est l’irruption de la modernité qui fait de l’intégrisme, par réaction à celle-ci, un phénomène explosif. Talleyrand expliquait en son temps « qu’en politique, ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai ». Et ainsi, tant que la vérité des faits n’a pas démenti l’intégrisme musulman, la norme islamique de la charia, comprise à la fois comme voie à suivre par les croyants au sens large, voie de Dieu, et comprise aussi dans son restrictif de loi religieuse et civile, cette norme islamique, donc, a pu se déployer gentiment dans les sociétés musulmanes. Mais la modernité a été introduite de force dans le monde musulman, par le développement de l’Occident, par le colonialisme, et par la mondialisation. Ce fut un choc terrible, un choc qui se poursuit et s’amplifie, celui de la modernité, le « sadmat al-hadatha », et dont le constat suivant fut formulé au début du siècle dernier au sein même du monde musulman : les musulmans régressent alors que les autres avancent ! Et voici que la réalité dément les croyances des musulmans dans une charia vue comme la meilleure des voies à emprunter, dans une oumma vue comme la meilleure des communautés. La vérité des faits s’oppose aux dogmes religieux, mais comme l’avait formulé Talleyrand, c’est ce qui est cru qui compte, même si c’est incohérent voire en complète opposition avec le réel. Ne s’agit-il pas de la définition médicale même de la schizophrénie ?
Puisque le choc de la modernité invalide les dogmes islamiques, il faut islamiser la modernité
De là la réaction des intégristes : puisque la modernité invalide les dogmes, il faut à tout prix islamiser la modernité. Quitte à utiliser pour cela les armes de la modernité elle-même, le schizophrène n’en étant plus à une contradiction près. Quitte également à s’opposer violemment aux tentatives inverses de modernisation de l’islam, comme par l’assassinat de Mahmoud Mohamed Taha, ce soudanais fondateur des Frères Républicains, une tentative de riposte par le moderne à l’initiative intégriste des Frères Musulmans.
Et c’est ainsi que la propulsion de l’intégrisme et de sa violence sur le devant de la scène a constitué plus que jamais un cadeau du ciel pour l’islam :
  • Effectivement, il polarise toutes les critiques, prend tous les coups, et sert en quelque sorte de bouclier à l’islam ;
  • Par contraste, il entretient la fausse impression que l’islam est par nature tolérant et paisible ;
  • Paradoxalement, il empêche la réforme de l’islam, en détournant les efforts des musulmans modernes vers le combat contre l’islamisme. Il contribue à déresponsabiliser l’islam.
Ainsi, l’intégrisme agit comme un « protège-islam », et l’on est en droit de se demander dans quelle mesure il n’est pas encouragé par ces modérés bien discrets, de façon à dissimuler le vrai visage de l’islam. « Sans intégrisme, leur version aseptisée de l’islam disparaitrait » écrit d’ailleurs Hamid Zanaz. Il avance ainsi que l’islamisme n’est en rien un dysfonctionnement de l’islam, mais qu’au contraire, il en constitue une dimension nécessaire à son fonctionnement. Entretenant le mythe de la religion de paix et d’amour pervertie par des vilains islamistes, il aide paradoxalement les musulmans modérés à gagner la confiance des mécréants, il expose la vulnérabilité de ces derniers, il contribue à laisser se développer l’islam en leur sein, pour pouvoir mieux les vaincre et prévaloir par la suite. Et l’observateur attentif remarquera qu’il s’agit là exactement du modèle de conduite posé par Mahomet à Médine (cela constitue d’ailleurs la deuxième phase du djihad ...).
Ce modèle de Mahomet reste, quoi qu’on en dise, le modèle absolu de tous les musulmans. Et l’impératif de conquête du monde qu’il leur impose est toujours aussi actuel aujourd’hui qu’au 7ème siècle. Dans ce sens, on peut considérer que la majorité des musulmans, ces fameux « modérés », sont de fait juste des islamistes un peu moins pressés que les purs et durs. C’est-à-dire que comme eux, ils partagent le même objectif d’installer la charia, mais pour eux, cela se fera dans quelques générations, par la démographie et le noyautage des sociétés plutôt que par la violence. Et ils ont beau parfois, bien peu souvent hélas, dénoncer la violence des islamistes, celle-ci constitue, on l’a montré, leur meilleure alliée dans leur projet de domination.
« Quand les musulmans tuent les infidèles, c’est Allah qui les tue en réalité »  (coran 8 :17)
Et sur ce point particulier de la violence, n’oublions pas qu’elle figure parmi les commandements directs, « rédigés en langue arabe claire », non abrogés du prophète, et d’Allah lui-même, si on y croit. N’oublions pas que l’islam a été intégriste dès ses commencements en ordonnant le djihad, un djihad faussement présenté comme défensif, mais qui s’est révélé être un djihad de guerre, de meurtres, de pillages et de conquête. Une violence complètement justifiée par la religion : « Quand les musulmans tuent les infidèles, c’est Allah qui les tue en réalité » dit le coran (8 :17). En quoi l’intégrisme que nous voyons aujourd’hui est-il si différent de celui-ci qu’a prêché Mahomet ? Ceci pour comprendre pourquoi si peu de musulmans osent aujourd’hui condamner fermement la violence, et pourquoi ils sont encore moins nombreux à condamner les textes et enseignements qui les justifient et qui la promeuvent. Ils savent que les intégristes sont de bons musulmans ; et d’ailleurs, les non-violents, les mystiques, les illuminés, les soufis, personne n’en veut en islam : il a toujours flotté au dessus des partisans de l’approche spirituelle du djihad, de la réinterprétation des textes dans un sens non violent des « relents d’hérésie ». Pas touche aux textes sacrés ! Pas touche à leur interprétation figée depuis 1000 ans !

VOILE

Zanaz-2Poursuivant son analyse de l’idéologie de l’islam, Hamid Zanaz vient soulever la question du voile et du statut de la femme. Quand bien même l’islam se réclame d’une révélation divine, il n’en cristallise pas moins, au travers de la personne de Mahomet, le « beau modèle », le mode de vie et la culture patriarcale arabe du 7ème siècle. Il a ainsi institutionnalisé et pérennisé un statut de l’homme et de la femme issus des déterminants de cette époque, et que le coran résume bien ainsi : « les hommes ont autorité sur les femmes en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci » (4 : 34). Et si cela a pu paraître moderne à l’époque (et c’est encore un argument avancé par les intégristes pour défendre ce genre de conception), le simple bon sens suffit à réaliser l’archaïsme de ce type de commandement. Et au-delà, la critique de Zanaz fait mouche quand il dénonce non seulement le statut de la femme, inférieure, objet sexuel, tentatrice et pécheresse [n’oublions pas que selon Mahomet, l’enfer est surtout peuplé de femmes], et dont le témoignage comme la part d'héritage sont la moitié de ceux d'un homme par exemple, mais aussi quand il dénonce le corollaire à ce minorât de la femme, qui est la place de l’homme en islam : ce statut de la femme définit également celui de l'homme, ravalé à un rang de prédateur sexuel, et bien pire, justifié même dans ses pulsions de prédateur, et ne donnant pas cher de la vertu d’une femme non voilée ...
De ce fait, le voilement ne relève pas d'une « spiritualité » propre à la femme, mais c'est aussi un moyen pour aider l’homme musulman à accomplir sa « spiritualité », à être pieux aux yeux d’Allah. La preuve en étant que ce commandement du voile s’applique à toute femme, musulmane ou pas, qui doit s’effacer pour se mettre au service de la « spiritualité » des hommes musulmans, ou qu’ils soient. Et de fait, toutes les femmes sont voilées, musulmanes ou pas, dans les pays musulmans stricts. Et bien pire, si l’on poursuit cette démarche intellectuelle un peu plus loin, le voilement des cheveux n’est qu’une étape vers le voilement intégral : en effet, loin d’apaiser la crainte de la femme et de son pouvoir de séduction chez l’homme, le voile contribue à nourrir cette phobie du corps féminin, les frustrations et les pulsions prédatrices de l’homme … Cachez ce corps, cette indignité, vite, vite, une burka ! Femmes ravalées au rang d’objets sexuels, et ce dès l’âge de 6-7 ans où le voile devient de rigueur, hommes bestialisés, esclaves de leurs pulsions, vraiment, l’application simple du dogme religieux ne pousse pas à l’apaisement … Islam, religion de paix ?
A ceux qui rétorqueraient qu’il n’y aurait que les islamistes pour promouvoir cette conception de l’homme et de la femme, Hamid Zanaz les renvoie à la réalité de la position des musulmans modérés : que font-ils pour s’y opposer ? Condamnent-ils le voilement, le minorât de la femme ? Que proposent-ils en termes d’alternative ? Que disent-ils des textes coraniques qui instituent la primauté de l’homme ? Ne considèrent-ils pas le voile comme une marque louable de religiosité ? Mais qu’y peuvent-ils d’ailleurs ? Le coran est limpide sur ce sujet, et aussi longtemps qu’ils ne voudront pas le réformer, ils ne pourront aller contre ses commandements. C’est ainsi qu’il faut comprendre Bouteflika, le président algérien s’exprimant à l’occasion de la journée internationale de la femme du mars 2005 : « Vous avez revendiqué l’amendement du code de la famille, vous l’avez eu, mais je ne pouvais faire plus … Car il m’était impossible de suivre la voie de certains pour désobéir à Dieu. Je ne peux marchander avec les versets [du coran]. Aux hadiths, on peut trouver différentes interprétations, pas [aux] versets. »

SERVITUDE

En décortiquant l’idéologie islamique, Hamid Zanaz y remarque un autre élément significatif de la filiation entre islam et islamisme : c’est ce rapport de servitude du musulman envers son dieu, envers sa foi, et sa communauté, servitude à laquelle il ne peut échapper que par la mort. Ce déni absolu de liberté individuelle constitue pour Zanaz, et nous le comprendrons bien, une des « oppositions frontales entre islam et modernité », et certainement, de manière plus générale, une grande difficulté pour le musulman à pouvoir mener une vie épanouie.
« L’islam a bousillé ma vie »
C’est le sens du témoignage de Messaoud Bouras (Français, délégué régional du Nord Pas de Calais de l’Association des Maghrébins Laïques de France), qui proclame dans son livre « Le cocu de la république, les musulmans m’ont tué » que « l’islam a bousillé ma vie, [il] rend schizophrène (…). Ses valeurs ne sont pas compatibles avec celles de la République ». Il a été effectivement réduit à la semi clandestinité du fait de menaces de mort pour cause d’apostasie … Messaoud Bouras ne fait rien d’autre que l’amère expérience du commandement du prophète, « Celui qui quitte sa religion [l’islam], tuez le ». Et ce n’est en rien contredit par Tarek Obrou, l’ex président de l’association des imams de France, recteur de la mosquée de Bordeaux. A ces coranophiles convaincus par le célèbre « pas de contrainte en religion » que l’islam pourrait ainsi préconiser la liberté de conscience, il rappelle très explicitement « qu’une foi qu’on a adhéré à la foi musulmane (…), il y a inévitablement des conséquences comportementales [on appréciera le doux euphémisme]. Quitter sa religion est clairement interdit par le coran ».
Hamid Zanaz pointe précisément les incompatibilités des conceptions de l’homme en islam et dans la modernité : la servitude de l’islam contredit frontalement l’érection de l’être humain comme « valeur absolue de l’univers » dans la modernité. Le lecteur critique pourra regretter au passage que Zanaz ne souligne pas les contradictions de la modernité à vouloir définir l’univers, et donc l’homme, par lui-même, mais ce n’est pas le sujet de son essai. Plus concrètement, ce concept de servitude du croyant pose et posera de graves problèmes politiques dans les sociétés occidentales. A commencer par l’attelage incohérent de la démocratie, qui est pouvoir du peuple, avec l’islam, qui est pouvoir d’Allah. Ou bien par ceci qu’en islam, l’individu ne s’appartient pas, mais appartient à sa tribu à la communauté, à l’oumma … Comment donc alors concilier pleinement ses responsabilités de citoyen individu rationnel dans une démocratie moderne, et de croyant, membre de l’oumma ? L’imam de la mosquée de Lille Sud président de la Ligue Islamique du Nord ne se pose pas tant de questions : « dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de la communauté est très importante, car reconnaitre une communauté, c’est reconnaitre les lois qui la régissent » … Et nous voyons poindre ici la revendication d’une législation spécifique aux musulmans. Et ceux-ci, du moins les islamistes, ne peuvent accepter qu’une démocratie moderne, régime qu’ils ne peuvent reconnaitre, le leur refuse : leur prophète ne leur a-t-il pas déjà donné toutes les lois dont ils ont besoin ? N’en a-t-il pas presque fait des « Übermenschen », supérieurs en tout à ces méprisables mécréants ? N’a-t-il pas ainsi ordonné à ses croyants d’être des fanatiques ? Car, oui, Mahomet exigeait de ses croyants, qu’il qualifiait de « meilleure communauté du monde », «d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable » à tous. Ceci constitue l’exacte définition du fanatisme comme l’a écrite André Comte-Sponville, à savoir, prendre sa foi pour un savoir, et vouloir l’imposer par la force.

FANATISME

Le fanatisme se révèle ainsi comme intrinsèque à l’islam, dès son origine, prôné directement par son prophète lui-même, si ce n’est par son dieu … Et contrairement au judaïsme et au christianisme, qui sont des religions inspirées, le caractère de religion révélée de l’islam, la rend non modifiable, à l’image de son intouchable coran. De nombreux connaisseurs de l’islam, anciens musulmans nous en mettent en garde. « Je ne crois pas qu’il y ait de musulmans modérés »nous dit Wafa Sultan. Mohammed Moussaoui, devenu Joseph Fadelle après sa conversion au christianisme, nous explique que la différence entre modérés et extrémistes est caduque : « il y a un seul coran, et donc un seul islam. Certains musulmans ignorent ce que dit l’islam et sont bons car leur humanité leur dicte de faire des choses bonnes. C’est le cas souvent en France, mais les autres, ceux qui connaissent le coran, ne semblent modérés que parce qu’ils sont pour l’instant en minorité et ne peuvent donc pas appliquer le coran ». Prions, mais surtout agissons pour qu’ils ne deviennent majoritaires, car dans ce cas, Joseph Fadelle nous avertit du « danger pour la démocratie en France » de voir votée la charia au parlement …
C’est ce fanatisme de l’islam qui rend sa réforme si difficile. Et Hamid Zanaz d’accabler ses soi-disant réformistes, d’Averroes (« Discours décisif sur la conciliation entre la raison et la révélation », XIIème siècle), en passant par Ali Abderrazak (« L’islam et les fondements du pouvoir », 1925), jusqu’à Malek Chebel (« Encyclopédie de l’amour en islam », 2003) pour n’avoir en fait jamais formulé de critique sérieuse de l’islam, pour en être toujours restés à la dénonciation de ce qu’ils pensaient être des fausses interprétations de l’islam, sans jamais avoir remis en cause le fond de cette religion : et pour cause, en bons musulmans, ils estiment que l’islam est parfait.
Les racines de l’intégrisme ne sont pas sociales ou économiques, elles sont à trouver dans la nature même de l’islam
Et Hamid Zanaz de constater que même les progrès de l’instruction, du social, de l’économique ou du culturel n’ont pu faire avancer réellement la cause réformiste – les islamistes du Golfe, d’Europe ou d’Amérique sont-ils si pauvres ou ignorants ? Les sociologues ne se trompent-ils pas à propos du cas algérien, lorsqu’ils cherchent à expliquer la montée de l’intégrisme par le manque d’instruction et de culture ? Ils parlent avec nostalgie de l’époque ancienne, où l’on pratiquait un islam populaire en paix, et voient à tort dans une certaine régression sociale actuelle les racines de la montée de l’islamisme. A tort car il faut comprendre qu’auparavant, les Algériens vivaient une sorte d’occidentalisation plus ou moins consciente, mais qu’avec la généralisation de l’enseignement et la politique d’arabisation post décolonisation, ils sont revenus aux sources de l’islam. Ce sont donc justement la montée de l’instruction et de la culture qui ont permis la « sahwa », le réveil islamique ! Les racines de l’intégrisme ne sont donc pas sociales ou économiques, elles sont à trouver dans la nature même de l’islam ! Et c’est donc l’islam lui-même que l’on remet en cause, directement, lorsque que l’on s’interroge sur son intégrisme.
Et donc, sans qu’Hamid Zanaz ne le formule aussi clairement dans son essai, c’est la nécessité d’un coup d’arrêt à l’islam tel qu’il est aujourd’hui, et tel qu’il est depuis des siècles, qu’il dessine par ses réflexions, qu’il s’agisse de sa réforme en profondeur - de sa réforme et non de sa contextualisation, et non du moratoire de certaines de ses pratiques, et non de sa modération -  ou bien qu’il s’agisse de mesures plus radicales que l’auteur n’ose formuler – l’Occident n’est-il pas désigné par ces islamistes comme le « territoire de la guerre » ?
Car enfin, on ne viendra pas d’une part à bout de l’islamisme sans prendre conscience du danger qu’il représente, et dont certains islamistes ont même eu l’amabilité de nous prévenir : Mosvar Barayev, chef du commando tchétchène qui avait pris en otage 1000 personnes dans un théâtre moscovite en octobre 2002, avait ainsi envoyé ce communiqué à plusieurs ambassades et au premier ministre français : « Sachez que nous avons pu pénétrer et nous établir sur vos terres, les mêmes terres sur lesquelles Charles Martel et ses troupes nous avaient défiés, pays de l’orgueil et de l’arrogance, peuple du vin et du porc, du libertinage et de la nudité, vous qui refusez la foi et la pudeur … ». Et d’autre part, on ne comprendra rien à l’enjeu de ce coup d’arrêt à mettre à l’islam tant que l’on ne réalisera pas que Barayev n’a fait ici que formuler de façon certes outrancière et agressive, un sentiment partagé par une grande partie des musulmans, tous modérés qu’ils puissent se prévaloir d’être.

ISLAMISATION

Hamid Zanaz s’intéresse par la suite au phénomène de l’islamisation, et, vous vous en douterez, il note bien que le prosélytisme religieux ne relève pas de l’islamisme mais bien de l’islam lui-même. Il souligne ainsi directement le rôle central de la mosquée dans ce phénomène d’expansion de l’islam : chaque mosquée islamise peu à peu son territoire, c’est d’ailleurs son rôle principal, et même, dans la conception religieuse, elle le libère en en faisant une terre musulmane. Et il illustre son propos par des exemples d’homogénéisation religieuse croissante de territoires où il a vu s’implanter une mosquée, comme le « Petit Maroc Belge » de Molenbeek. Ce prosélytisme se nourrit de la diffusion à outrance de propagande et documentation religieuse. Il réfute toute analyse rationnelle et toute manifestation d’esprit critique, au profit du prêt-à-penser de cheikh et « savants » étrangers qu’on incite les croyants à rabâcher au lieu de réfléchir par eux-mêmes. Zanaz cite ainsi l’ouvrage de Youssef al-Qaradawi, « Le licite et l’illicite en islam », de triste renommée, exhibé comme référence pour tous les musulmans de France, et mis en avant comme tel par l’UOIF, notamment dans ses manifestations du Bourget.
Zanaz-tumblr
Islam-occident
Cet expansionnisme musulman trouve en Occident le parfait terrain pour s’ébattre : islam et Occident, du moins les sociétés européennes, forment en effet le couple sadomasochiste parfait, l’un dominateur et conquérant, l’autre repentant et en proie au doute. C’est le constat que fait Samuel Huntington, l’observateur de ce fameux « choc des civilisations » : « le problème central de l’occident n’est pas l’islamisme mais l’islam, une civilisation différente dont les représentants sont convaincus de la supériorité de leur culture et obsédés par l’infériorité de leur puissance », alors même que nos sociétés pourraient se définir par l’opposé, comme convaincues de l’infériorité de leur culture, bien que supérieures en termes de puissance … Un vrai couple infernal, où le masochiste cède en tout au sadique, refusant même jusqu’à la simple critique de peur de « pousser les musulmans modérés dans les bras des extrémistes ». Et pourtant, agir ainsi, éviter tout débat de peur d’offenser les musulmans conduit au contraire à satisfaire les exigences des islamistes, à légitimer leur idéologie, à rentrer dans leur jeu en ne proposant rien d’autre aux musulmans que le prêt à penser de cheikhs intégristes dont il était question plus haut. L’endoctrinement porte ainsi peu à peu ses fruits : 40% des musulmans de 16 à 24 ans de Grande Bretagne préféreraient ainsi vivre sous la charia. A tout céder aux islamistes, on en arrive donc à faire à leur place, ou presque, le travail d’islamisation de la modernité à laquelle les contraint l’impossibilité de moderniser l’islam, comme on l’a vu précédemment.
Et au-delà, alors même que cette critique de l’islam, pourtant salutaire, devient de plus en plus difficile dans ces sociétés européennes, nous assistons dans les sociétés musulmanes, et, ce qui est bien plus grave, au sein même des communautés musulmanes en Occident, au développement d’un discours virulent très hostile à la modernité, une vraie « occidentalophobie » qui n’est, elle, jamais dénoncée … Car enfin, ce n’est pas vraiment en terre d’islam que les islamistes pourront être critiqués et contrecarrés dans leurs plans de conquête : la charia, qui y est systématiquement la source du droit, leur donne raison, et cette charia semble indéboulonnable – « le peuple musulman n’a pas le droit de la rejeter », et d’ailleurs, « aucun responsable musulman ne la remet en cause », nous rappelle Hamid Zanaz, qui ne voit à l’horizon « aucun signe d’un éventuel aggiornamento » de l’islam. Certains lui objecteront que les révolutions arabes pourraient aboutir enfin à cette réforme tant attendue. Il semble toutefois qu’elles ne pourront guère compter en cela sur le soutien de l’Europe, son soutien institutionnel tout du moins. Ainsi, lorsque Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat française à la jeunesse, fille de harki, a réagi à l’islamisation des révolutions arabes avec ces propos, « Il n’y a pas de charia light. Le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et des libertés, notamment de la liberté de conscience », elle s’est instantanément vue rappeler très sévèrement à l’ordre par le gouvernement français …
Cachez cette islamisation que je ne saurais voir, cachez cette transformation en cours de l’Europe que je veux ignorer …

ISLAMOPHOBIE
Ce concept d’islamophobie illustre parfaitement la perversité de ce couple sado-maso de l’islam et des sociétés occidentales : d’un côté des occidentaux naïfs, complexés par leur histoire coloniale, par les doctrines de l’antiracisme, en proie au doute, si ce n’est la haine d’eux-mêmes, de l’autre des religieux sûrs de leur fait, exploitant sans vergogne ces complexes pour exiger un maximum de dérogations, d’accommodements, de droits communautaires, en bref d’islamisation … Ces mêmes religieux n’ayant quand à eux aucun respect pour ce qui reste des valeurs occidentales. Il n’est qu’à voir la charge qu’ils ont sonné par exemple contre la laïcité à la française ou contre la liberté d’expression (tentative en cours de criminalisation du blasphème). Cela n’empêchera pas pour autant les plus hauts responsables, comme le commissaire aux droits de l’homme à l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe de parler d’un « climat d’islamophobie » ; il accrédite ainsi l’idée que l’opposition à l’islam – et donc aussi l’opposition à l’islamisme, dont tout le travail de Zanaz nous montre l’intimité qu’il partage avec l’islam – relèverait d’une peur panique, d’une peur irraisonnée, voire d’une pathologie. Mais enfin, cela signifierait que des pays entiers auraient ainsi succombé à une maladie mentale ? Que la France, par exemple, s’adonnerait dans son entier à la haine du musulman – puisque c’est aussi le sens que l’on veut mettre de force dans le terme d’islamophobie ? Qu’il s’y déploierait une haine irrationnelle contre les musulmans, une haine quasi raciale ? Mais, que je sache, les musulmans vivent très très bien dans les sociétés occidentales, par exemple en France, premier pays musulman d’Europe. Ils y jouissent notamment des libertés de culte, d’expression et de conscience, libertés que d’ailleurs l’ensemble des pays musulmans interdit ou restreint fortement … Si la plupart des 65 millions de Français éprouvaient effectivement cette haine, le CCIF n’aurait pas recensé, malgré toute sa vigilance acharnée, seulement 262 « actes islamophobes » en 2011 en France – actes dont le simple examen révèle qu’une part très significative ne relève que de la simple application de la loi française relative au port de signes religieux ostentatoires, voire aux règles élémentaires de civilité. On comprend bien que cette victimisation systématique du musulman participe de cette stratégie du quémandage incessant de dérogations et d’accommodements, comme cité plus haut. On voit aussi aisément combien elle contribue à la communautarisation des musulmans, essentialisés dans leur identité religieuse, assimilés ainsi à l’islam lui-même – le communautarisme constituant, on l’a vu, une machine à fabriquer des islamistes. On sait par ailleurs que la recherche du statut de victime constitue une étape importante dans la voie du djihad, et obéit donc aussi, et peut-être davantage, à un conditionnement religieux.
« Toute la civilisation occidentale ne vaut pas une seule poussière sous la chaussure de notre prophète Mohammed »
Quoi qu’il en soit, nos sociétés occidentales répriment très sévèrement les appels véritables à la haine et à la discrimination raciale, au point que les minorités racistes qui y subsistent sont proprement réduites au silence – la dénonciation de ce faux climat d’islamophobie n’en est donc que plus grotesque. On apprécierait qu’il en aille de même en terre d’islam, où les « occidentalophobes » s’en donnent à cœur joie, au vu et au su de tous, excepté des occidentaux eux-mêmes. Force est de constater que ce respect exigé par les musulmans pour eux-mêmes et leur religion n’est absolument pas réciproque – le non musulman, plus que maudit par l’islam, passera de fait toujours avant le musulman, comme l’a commandé le prophète (« Soutiens ton frère en islam, qu’il soit victime ou coupable » aurait-il dit). Et Zanaz de citer tel prédicateur saoudien s’exprimant ainsi devant les millions de téléspectateurs d’Al Jazeera : « toute la civilisation occidentale ne vaut pas une seule poussière sous la chaussure de notre prophète Mohammed ».
Mais au-delà de son rôle dans l’expansion de l’islam au sein des sociétés occidentales, l’exploitation de ce concept d’islamophobie a une autre fonction : elle représente comme l’écrit Zanaz, le« poste avancé en Occident contre l’avancée de la sécularisation du monde arabe ». Les activistes religieux d’Europe, par exemple, y exploitent « liberté d’expression, démocratie, laïcité pour en priver leurs coreligionnaires sur l’autre rive de la méditerranée ». L’islamophobie est ce repoussoir machiavélique pour empêcher toute évolution, toute réforme de l’islam. Avec la bénédiction de nos belles âmes … Vraiment, cette islamophobie se révèle être un concept piège pour occidental frileux, un levier puissant d’expansion d’un islam communautaire, ségrégationniste et dictatorial envers lequel le sentiment de crainte n’est pas irrationnel, mais totalement légitime et fondé. Nous ne pouvons que rejoindre Zanaz lorsqu’il conclut ainsi son analyse de ce concept : « la peur ressentie par le non-musulman envers son frère musulman est fondée alors que personne ne saurait avoir peur d’une personne qui prie son Dieu dans l’intimité, ou d’une femme qui n’exhibe pas sa foi sur tous les toits en offrant son corps comme panneau publicitaire aux intégristes ».

IRRÉFORMABILITÉ ?

On l’a vu, pour combattre efficacement les islamistes, il faudrait valoriser la véritable opposition au sein de l’islam, celle qui se situe non pas entre modérés et islamistes, mais entre musulmans vraiment réformistes, prêts à changer leur religion, à revenir sur ce qui dans leurs textes fonde l’islamisme, et les autres musulmans, les immobiles, les stagnants, les musulmans du passé – ces autres musulmans dont font partie ces faux réformistes que nous avons dénoncés, ces partisans de la contextualisation, du moratoire, ou de la simple modération, qui sont autant de marchepieds à l’islamisme.
La véritable opposition n’est pas entre modérés et islamistes mais entre réformistes et musulmans du passé
Mais sur ce thème particulier de la réforme, Hamid Zanaz se révèle un peu moins percutant que précédemment, refusant hélas d’entrer dans le détail du corpus islamique – on aurait aimé le voir critiquer les textes violents, la fossilisation du droit islamique, ou l’interdit jeté sur toute réflexion critique depuis le Xème siècle. A-t-il raison d’écarter ainsi d’entrée de jeu comme impossible toute modification des fondamentaux de l’islam ? La tâche semble effectivement des plus ardues, mais quoi qu’il en soit, la réforme dont parle Zanaz se cantonne à une réforme externe, imposée par la pression d’éléments modernistes, laïques, à un islam figé, agrippé à son dogme et à sa tradition. Il s’agit de réformes des sociétés musulmanes elles-mêmes, leur permettant d’entrer dans la modernité, et il s’agit de réformes effectuées malgré l’islam, non de réformes de l’islam lui même. Zanaz cite ainsi la promulgation du code du statut personnel par Bourguiba en Tunisie, en 1956, qui a supprimé la polygamie, la répudiation et instauré le divorce judiciaire, code s’opposant directement à la loi islamique. Et nous pourrions aussi considérer à ce titre la laïcisation forcée de la Turquie par Atatürk. Voilà un homme que ne renierait certainement pas Zanaz, lorsqu’il porte aux nues Abdallah Al Quassimi et le présente comme une sorte de mètre étalon du réformisme, ou plutôt de la critique radicale. Jugez-en, l’homme est un ancien savant religieux, fondamentaliste wahhabite, qui a fini par virer athée et pourfendre l’islam dans toutes ses dimensions. Un libre penseur qui n’a eu de cesse de dénoncer les « nouveaux penseurs de l’islam », faux réformistes répandant « l’illusion d’une différence intrinsèque entre un islam soft et un islam hard », et trompant la vigilance laïque des Occidentaux. Selon cet homme, très grand connaisseur et pour cause, « l’islam est un obstacle majeur à l’évolution des sociétés arabes » - et le fait que ce contemporain de nos intellectuels musulmans européens les plus connus – Mohammed Arkoun, Abdelwahab Meddeb ou Malek Chebel par exemple -  ne soit jamais cité par eux devrait suffire, à comprendre ainsi Hamid Zanaz, à les ranger parmi les faux réformistes ; on pourra en discuter.
On finit en fait par comprendre pourquoi Zanaz semble ne pas croire à la possibilité d’une vraie réforme de l’islam, d’une réforme qui éradiquerait enfin l’islamisme. Il sait qu’elle ne pourrait se faire sans « remettre en cause le corpus islamique », considéré, certes comme sacré par les islamistes, mais dont la validité est aussi perçue comme éternelle par tous les musulmans. Réformer, c’est s’opposer bien sûr aux islamistes, mais de fait, c’est s’opposer frontalement à la masse énorme, quasi unanime, de tous ces musulmans immobiles ou stagnants. Et face au danger de l’entreprise, si la lâcheté semble écraser Islam comme Occident, pourrons-nous malgré tout compter sur le courage de certains ?

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Hamid Zanaz n’y va pas de main morte. En disséquant ainsi les liens organiques de filiation entre l’haïssable intégrisme musulman et l’islam lui-même, il n’en rend sa charge contre cette religion que plus violente et plus efficace : l’islamisme est islam, et l’islam conduit à l’islamisme … Il met ainsi à plat, sans faux semblant, le conflit ontologique qui oppose l’islam à la république française (« ce n’est pas un match amical »…), et par là, l’islam à l’Occident. Deux logiques incompatibles. Une irréductibilité des islamistes à l’image de l’irréformabilité de l’islam – on pourra ne pas le suivre dans cette opinion. Un conflit à mort selon lui, et un conflit d’autant plus dangereux pour l’Occident que ce dernier refuse obstinément d’en prendre conscience, malgré des avertissements pourtant très explicites. C’est pourquoi il faut lire et diffuser son essai, « L’islamisme, vrai visage de l’islam » ; y lire par exemple cette déclaration de l’ex président bosniaque Alija Izetbegovic, musulman, « Il n’y a pas de paix ni de coexistence pacifique entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques », comprendre, et agir, informer, dialoguer, militer, s’opposer, combattre si il le faut, et, espérons le, réformer, mais surtout agir avant que notre inconscience ne nous ait définitivement perdus.

Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et, obligatoirement, le lien html ci dessous: 
© Poste de Veille, Olaf de Paris :  www.postedeveille.ca

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« L’islam est une foi révolutionnaire qui vient détruire tous les gouvernements des hommes. Son but est de dominer le monde entier et de soumettre l’ensemble de l’humanité à Allah. » Ala Maududi, fondateur du Jamaat-e-Islami au Pakistan.

Magdi Cristiano Allam est un Italien d’origine égyptienne, un ex musulman converti au catholicisme, ancien rédacteur en chef associé du Corriere della sera, le plus grand journal d’Italie. Peu après son baptême par le Pape Benoît XVI en 2008, il a quitté le journalisme et fondé le parti politique européen J’aime l’Italie. Il vit sous protection policière depuis huit ans.
Pour connaître Magdi C. Allam, lire la grande interview qu'il a accordée à un média arabe en novembre 2011, traduite de l'arabe par Hélios d'Alexandrie.
Ci-dessous, une courte interview de Magdi C. Allam publiée dans un média italien.
Magdi-allam
Lire aussi :
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Obama est l’expression ultime du relativisme au sens large, dans un contexte spécifique, non seulement religieux. Lors d'un discours à l’Université du Caire, il a cité quelques versets du coran, légitimant pleinement l’islam et le mettant sur un pied d’égalité avec le judaïsme et le christianisme.
Faisant ainsi, en mode dépourvu de critique et le sortant du contexte, il a institutionnalisé l’idée d’un islam bon et modéré, et le concept que le terrorisme serait en réalité l’œuvre d’une minorité fanatique sortie du «véritable» islam. Ceci relève de la pure ignorance, et il suffit de lire l’intégralité du coran ou la biographie officielle de Mahomet pour se rendre compte que l’islam est une idéologie qui inspire, prêche et ordonne la haine, la violence et la mort. Obama a pleinement exposé un relativisme religieux et l’histoire le reconnaitra comme l’auteur principal de la vente de notre société civile à l’islamisme radical au nom des intérêts matériels.
Selon vous, le terrorisme n’est pas l’oeuvre d’une minorité ?
Il suffit d’observer les images des événements survenus ces derniers jours pour se rendre compte que le terrorisme n’est pas le fait d’une minorité, mais la pointe de l’iceberg. Pendant les attaques contre des ambassades américaines il y avait la présence d’un tel nombre de personnes d’apparence ordinaire, femmes, jeunes et mères de famille, qui semblaient ne posséder aucun trait de quelqu’un d’identifiable comme terroriste, et pourtant ils supportaient les terroristes. Comme j’évoquais, le terroriste n’est que la pointe de l’iceberg qui est cependant représenté par une structure enracinée dans laquelle l’islamisation s’affirme par les biais des sermons et le lavage du cerveau dans les mosquées et dans les écoles coraniques qui endoctrinent et transforment les personnes en «robots » de la mort.
Comment percevez-vous Mitt Romney et sa position dans les conflits avec l’islam ?
Romney est le défenseur d’une société ouvertement chrétienne, de l'héritage occidental, et n’a pas d’éléments de collusion avec le plan idéologique de l’islam. Pourtant, il est nécessaire de faire une mise au point, celui qui a démarré le parcours duquel je parlais au début de cette interview n’est pas Obama, mais Bush, celui qui a fait la guerre en Afghanistan et en Irak et en même temps, promu le processus du relativisme religieux qui a fini par légitimer pleinement les extrémistes islamiques pour favoriser son arrivée au pouvoir.
Source : J'ACCUSE/ Magdi Allam: così Obama ha svenduto l'Occidente all'Islam, Esteri, 13 septembre 2012. Traduit par Vittoria Franco pour Poste de veille

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« Il y a quelque chose de fondamentalement antidémocratique, anti-humain, hostile aux femmes, hostile aux homosexuels et particulièrement hostile aux Juifs et aux chrétiens, dans l’islam. (…) L’islam divise le genre humain entre musulmans et non-musulmans (infidèles). » Ayaan Hirsi Ali


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« Oh vous peuples civilisés ! Hier vous refusiez de reconnaître les dangers inhérents à la montée des idéologies du christianisme, du nazisme et du communisme. Hier, vous apportiez votre soutien aux Talibans islamiques, alors même qu’ils foulaient aux pieds les droits de leurs femmes. Votre refus d’affronter l’Islam militant d’aujourd’hui pourrait nous coûter plus cher que nos vies individuelles : notre réalisation qui nous est chère, notre civilisation. Les croyances ont des conséquences ; le fait que l’Islam soit au centre de l’arriération sociale, mentale, intellectuelle et culturelle ; des brimades organisées contre les femmes et les minorités ; du fondamentalisme, de l’extrémisme et du terrorisme moderne ; cela est impossible à nier. « Religions de paix et de tolérance » ne sont que des mots vides.
L’Islam est un crime organisé contre l’humanité ! »
Dr. Younus Shaikh


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L’islamisme met en péril la sécurité et l’avenir des Français
« Immigration massive, octroi à tour de bras de la nationalité française et intervention de puissances musulmanes dans les affaires de la France… Plus de doute, l’islamisme met en péril la sécurité et l’avenir des Français. » l’ex-patron de la DST

http://fr.novopress.info/

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Wafa Sultan Le Problème c’est l’islam
(Time Magazine a classée Wafa Sultan parmi les 100 personnes les plus influentes au monde).
Wafa Sultan: "Personne ne cherche les racines même du terrorisme, cette machine de lavage de cerveaux nommée: "islam". L'islam n'a jamais été mal compris. Car l'islam est en lui-même le problème"





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Anne-Marie Delcambre n’est jamais invitée sur les plateaux Radios/TV en sa qualité de spécialiste de l’islam.


Les médias préfèrent donner la parole à des dhimmis en puissance. Elle est pourtant :- Docteur de 3ème cycle de l’Université Paris IV
- Docteur d’État en droit et agrégée d’arabe classique
- Professeur d’arabe littéraire
- Auteur de nombreux livres et articles sur Mahomet et l’islam
Regardez cette vidéo et vous comprendrez pourquoi les médias l’ignorent…





http://www.francepresseinfos.com


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René Marchand : Il faut bouter l’islam hors de l’Europe

Interview-choc de René Marchand, auteur de Reconquista ou Mort de l’Europe, à l’issue de sa conférence donnée à Lyon, à l’invitation des Identitaires. Notre ami ne tourne pas autour du pot, et fixe clairement les enjeux…






« L'Europe risque de disparaître » : entretien avec René Marchand, journaliste, essayiste, spécialiste de l'islam, réalisé à Lyon le 25 octobre 2013.


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«Il faut bloquer l’immigration musulmane» Salim Mansur, professeur de science politique à l’Université Western en Ontario. Est né en Inde et a vécu au Pakistan oriental avant d’immigrer au Canada. Il est musulman et peut s’exprimer clairement sur l’immigration musulmane sans être taxé de racisme et d’islamophobie.

C'est la recommandation de Salim Mansur dans son témoignage devant le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration du Parlement du Canada, à Ottawa le 1er octobre. 
Salim Mansur est professeur de science politique à l'Université Western en Ontario. Il est né en Inde et a vécu au Pakistan oriental (par la suite devenu le Bangladesh) avant d'immigrer au Canada en 1973. Il se présente comme musulman pratiquant. C'est un Soljenitsyne. 
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[   ] Le flot d'immigration au Canada en provenance du monde entier, et en particulier des pays musulmans, signifie l’afflux d’un grand nombre de personnes de cultures intolérantes dans une société libérale.
Salim-mansurOr nous savons, par nos études et observations, que le mélange avec des cultures intolérantes pose l'un des plus grands dilemmes et un défi sans précédent pour les sociétés libérales telles que la nôtre quand on ne demande plus aux immigrants de s’assimiler dans les valeurs libérales fondatrices du pays où ils ont émigré, mais qu’on encourage plutôt le contraire par la politique malavisée et complètement aberrante du multiculturalisme. Il n'est pas étonnant que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron, ainsi que d'autres dirigeants européens et un nombre croissant d'intellectuels, se soient récemment prononcés publiquement contre le multiculturalisme, sur la nécessité de le faire reculer, et même de l'abroger. [   ]
Cela signifie que nous ne pouvons pas maintenir à la fois le niveau actuel d’immigration et le multiculturalisme officiel car ces politiques combinées menacent gravement nos traditions démocratiques libérales.
Si nous persistons, nous minerons gravement notre démocratie libérale, ou ce qu’il en reste, nous compromettrons les fondements de la liberté individuelle en accommodant les droits collectifs, et nous léguerons à nos enfants et aux générations futures une situation politique dangereuse, avec la menace d’explosions de violences ethniques comme celles qu’a connue l’Europe avec les émeutes dans les banlieues de Paris et d'autres centres urbains.
En conclusion, je tiens à souligner que nous devons envisager de réduire le nombre d'immigrants entrant au Canada jusqu'à ce que nous ayons tenu un débat sérieux entre Canadiens sur cette question. Nous ne devons pas permettre à l'inertie bureaucratique de déterminer non seulement la politique d’immigration mais aussi les niveaux annuels et les pays sources de l'immigration. Nous pouvons nous appuyer sur un précédent : le Canada a sélectivement bloqué l’immigration en provenance des pays du bloc soviétique pendant la Guerre froide. Nous devons envisager la même chose pour une période donnée à l’égard de l'immigration en provenance des pays musulmans, considérant le caractère perturbateur des valeurs intolérantes de leur bagage culturel. Autrement dit, nous alimentons dans notre pays la flamme des troubles qu'a connus l'Europe ces derniers temps. Si vous estimez que mes vues sont politiquement incorrectes, ou pires, sachez que je m’adresse à vous comme musulman pratiquant et que je sais, pour l'avoir vécu de l'intérieur, à quel point la culture islamique d’aujourd’hui, et celle que j’ai connue toute ma vie, est volatile, perturbatrice, violente et misogyne, et à quel point elle menace notre démocratie libérale que je chéris d’autant plus que je connais son opposé.
Source : IPFS-Canada, 8 octobre 2012. Extrait traduit par Poste de veille
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