ACTION DE GAIA : UN MOUTON TERRIFIÉ INTERPELLE LES POLITIQUES - 14 octobre 2013




Bruxelles, le 14 octobre 2013 – « Modifiez la loi et interdisez l'abattage rituel sans étourdissement. » C'est le message que GAIA a envoyé par la poste à 219 hommes et femmes politiques belges fin de semaine dernière. A travers un spot audio, qui sera également diffusé sur les chaînes radio nationales, un mouton terrifié raconte l'abattage sans étourdissement qui l'attend. Un témoignage dur, visant à interpeller les politiques belges et les inciter à changer la loi en faveur d'un étourdissement obligatoire avant chaque abattage, rituel y compris.







Chaque jour, des centaines d'animaux sont encore abattus sans étourdissement dans les abattoirs belges. A cela s'ajoutent les milliers de moutons qui subissent chaque année le même sort, lors de la Fête musulmane du sacrifice. Un destin tragique qui les attend bientôt. Même lorsque les animaux sont égorgés selon « les règles de l'art », ils subissent une peur et une douleur aiguës. Devant cette situation, GAIA demande aux politiques de ne plus permettre d'exception pour les abattages rituels.


Interdiction de l'abattage sans étourdissement : 9 Belges sur 10 disent oui


Le combat de GAIA contre l'abattage d'animaux sans étourdissement ne date pas d'hier. En 2011, l'organisation était parvenue à filmer le déroulement de la Fête du sacrifice dans plusieurs abattoirs temporaires du pays. Dans toutes les installations, les animaux étaient égorgés en pleine conscience. La vidéo de compilation, intitulée « Ils ne souffrent pas, monsieur... » témoigne de la souffrance extrême que subissent les animaux abattus sans être préalablement étourdis. Poignant, le film est visible via ce lien


L'année dernière, GAIA a commandité un sondage d'opinion à l'institut IPSOS. Il en ressort que 88 % de la population, soit près de 9 Belges sur 10, souhaite que les animaux soient étourdis avant d'être abattus. En outre, ils sont 72 % à ne pas vouloir consommer de viande d'animaux tués sans étourdissement. C'est même 6 % de plus qu'un sondage similaire réalisé en 2006. Une très grande majorité de la population, toutes tendances politiques confondues, souhaite que la loi sur le bien-être animal soit modifiée dans ce sens.


Dans l'assiette de monsieur tout le monde


La viande d'animaux abattus sans étourdissement n'est pas uniquement consommée par des musulmans et des juifs. Cette même viande se retrouve également dans l'assiette des autres consommateurs. Et ce, sans présence du moindre étiquetage. Dans notre pays, 92 % des moutons, 21 % des veaux et 10 % des bovins sont égorgés sans avoir été étourdis. Cela représente plus de 250.000 animaux par an. Et pour les consommateurs qui veulent éviter la viande d'animaux abattus dans ces conditions, il est impossible de faire la différence.


Des pays musulmans pratiquent l'étourdissement


Plusieurs pays musulmans acceptent déjà l'étourdissement des animaux avant l'abattage. C'est le cas de l'Indonésie, de la Malaisie, des Emirats Arabes Unis et de la Jordanie, où les animaux peuvent être préalablement étourdis à condition que cela n'entraîne pas leur mort directe et que le sang s'écoule suffisamment. En Nouvelle-Zélande, premier pays exportateur de viande de moutons halal, tous les abattages ont lieu avec étourdissement. Enfin, la Suède, la Norvège, la Suisse et l'Islande ne permettent les abattages qu'avec étourdissement préalable. Pourquoi n'est-ce pas encore le cas de la Belgique?


GAIA appelle les politiques belges à prendre les mesures qui s'imposent. Il est plus que temps de régler le problème de l'abattage sans étourdissement. Il est plus que temps d'abolir l'exception accordée pour les abattages rituels. Il est intolérable que des animaux souffrent inutilement en ayant la gorge tranchée.


Vous pouvez agir également : participez à notre action en ligne, envoyez un courriel aux présidents de partis afin d'interdire l'abattage rituel sans étourdissement. Cliquez ici