Invention de la plante qui renifle les djihadistes - février 2011



La science contre l’obscurantisme. La force de la vie, contre celle de la mort…

Avec l’aide du département de la défense américain, un biologiste de l’Université d’État du Colorado vient “d’apprendre” aux protéines de la plante à détecter les explosifs.

Les feuilles vertes des plantes génétiquement reprogrammées, virent au blanchâtre, lorsqu’elles se trouvent en présence de traces d’explosifs.
June Medford qui a passé ces 7 dernières années à étudier comment les plantes pouvaient aider à lutter contre le terrorisme rappelle que ” les plantes ne peuvent pas courir, ni se cacher ” et que ” Si un insecte s’approche, la plante doit répondre en fonction de cet événement, et dispose déjà des infrastructures pour répliquer à cette attaque”.

Ces infrastructures sont les protéines réceptrices présentes dans leur ADN, qui répondent et agissent en fonction d’un stimulus de menace. Lorsqu’un insecte commence à se nourrir d’une feuille, la plante libère une série de signaux et de substances chimiques appelée Terpénoïdes . Ces substances font épaissir la feuille et la placent en position de défense face à l’agresseur.

Alors, tout comme lors d’une agression par un insecte la plante dégage des substances chimiques, à la découverte d’explosifs tels que la TNT, les feuilles réagiraient en se colorant.

June Medford et son équipe ont construit un ordinateur capable de manipuler ces récepteurs pour modifier l’interprétation de ce qui constitue une agression pour la plante. Concrètement, cela permet d’apprendre aux protéines de la plante de réagir au contact de produits chimiques présents dans les explosifs, ou des polluants présents dans l’air ou l’eau.

“Le logiciel de l’ordinateur détermine comment la protéine, qui détecte les choses, et l’explosif interagissent ” explique June. ” Nous traduisons le langage entre la protéine et l’ADN, puis nous encodons ce que nous voulons dans celui-ci”.

[…]

Aujourd’hui, June Medford estime qu’il reste 3 à 4 ans de travaux pour obtenir quelque chose de concret et durable. Son laboratoire propose déjà quelques plantes génétiquement modifiées dont les feuilles blanchissent lorsqu’elles sont en contact de molécules de TNT diffusées dans l’air.

Le principal souci étant que ces plantes se trouvent actuellement dans un laboratoire ou la lumière est constante, sans vent, ni pluie ni insectes ni aucune autre interférence qui pourrait interférer avec les capteurs ou en faire diminuer les capacités.

Un autre problème de taille est déjà pointé du doigt par June , annonçant qu’il y a une très forte probabilité qu’il ne soit pas possible pour les plantes de réagir en présence de nitrate d’ammonium (NH4NO3) principalement utilisé dans les bombes artisanales en Afghanistan. La raison étant simple : le nitrate d’ammonium est largement utilisé dans les engrais et naturellement assimilé par la plante.

Source : 20 minutes, MSNBC, Fox News

Vidéo 1




Colorado State University Biologist Rewires Plants to Detect Pollutants, Explosives - février 2011 - vidéo 1 - février 2011




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