Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - octobre 2011



TUNIS - Plusieurs manifestations contre la diffusion du film Persepolis par la chaîne Nessma TV, impliquant notamment des salafistes, se sont déroulées vendredi dans divers endroits de Tunis, tournant à la confrontation avec la police, a constaté l’AFP.

La plus grande manifestation, dans le centre de la capitale tunisienne, a réuni des milliers de personnes et s’est déroulée pacifiquement jusqu’à l’arrivée près de la Kasbah, où siège le gouvernement, a constaté une journaliste de l’AFP.

Après que les femmes eurent été mises à l’écart, le noyau dur, composé essentiellement d’hommes en barbes et tuniques, s’est approché des barrages policiers en brandissant des drapeaux du parti salafiste [c-a-d le drapeau noir du jihad] et criant des slogans hostiles à Nessma TV. Ils ont été refoulés par des tirs de lacrymogènes avant de revenir à la charge.

Certains des manifestants se sont réfugiés dans la mosquée de la Kasbah, tandis que d’autres étaient pourchassés par la police sur la place de l’Indépendance, qui fait face au gouvernement.

Des manifestations du même ordre se sont déroulées dans le quartier populaire de Mellassine, à Bâb Saadoun, coeur d’activité de la capitale et au Bardo, dans l’ouest de Tunis, a constaté un photographe de l’AFP.

Ces manifestations réunissaient des salafistes mais aussi des groupes de jeunes sans appartenance visible. Ils ont arraché des poteaux et jeté des pierres sur les policiers, qui répliquaient par des tirs massifs de lacrymogènes.

Ces manifestations font suite à la diffusion du film franco-iranien Persepolis par la chaîne de télévision privée Nessma, qui agite les milieux extrémistes depuis une semaine, ( lire ici ) mais a aussi choqué une partie des Tunisiens, en raison d’une scène représentant Allah, ce que proscrit l’islam.

Vidéo - La séquence blasphématoire et sacrilège qui cause problème :

Vidéo 1



Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - vidéo 1 - octobre 2010





Le PDG de Nessma, Nabil Karoui, a présenté ses excuses au peuple tunisien pour la diffusion de cette scène mais il n’a pas réussi a apaiser la colère des gens et la plupart des prêches de vendredi dans les mosquées de Tunis ont été consacrés à cette affaire.


Vidéo - Imprécations d’un imam qui a émis une fatwa contre Nessma :

Vidéo 2



Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - vidéo 2 - octobre 2010




L’activisme des groupes extrémistes est monté en puissance ces dernières semaines à l’approche du scrutin du 23 octobre. Les salafistes, groupe minoritaire mais bruyant, ont été mis en cause dans plusieurs incidents au cours des derniers mois: attaque d’un cinéma à Tunis qui projetait un film sur la laïcité, invasion de la faculté de lettres de Sousse qui avait refusé d’inscrire une étudiante en niqab, affaire Nessma.

C’était la première fois qu’ils étaient aussi visibles en nombre dans les rues de Tunis.

Source : AFP-Romandie-News


Vidéo 3



Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - vidéo 3 - octobre 2010




Vidéo 4



Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - vidéo 4 - octobre 2010


























Vidéo 5



Tunisie - Les fanatiques musulmans manifestent à nouveau contre la chaîne de télévision Nessma - Le domicile du PDG de Nessma TV attaqué - vidéo 5 - octobre 2010





Tunis/Persepolis: le domicile du PDG de Nessma TV attaqué

TUNIS - Le domicile du PDG de la chaîne privée tunisienne Nessma, dont des salafistes ont réclamé la fermeture après la diffusion du film Persepolis, a été attaqué vendredi soir par un groupe d’une centaine d’hommes, a dénoncé la chaîne dans son journal du soir.

La chaîne Nessma TV dénonce l’attaque de la maison de son PDG Nabil Karoui à Tunis par un groupe d’une centaine d’hommes qui ont jeté des cocktails Molotov, a déclaré la présentatrice du journal, précisant que la famille avait pu être sauvée in extremis.

Des milliers de personnes, dont des salafistes, ont manifesté vendredi à Tunis pour dénoncer la diffusion la semaine dernière du film franco-iranien Persepolis, dont une séquence représente Allah sous les traits d’un vieillard barbu, ce que l’islam proscrit.

Sofiane Ben Hmida, un des journalistes vedettes de la chaîne, a précisé à l’AFP qu’une vingtaine d’hommes étaient parvenus à entrer dans la maison, où se trouvaient la femme et les enfants de M. Karoui. Ce dernier n’était pas chez lui lors de l’attaque, survenue vers 19H00 (18H00 GMT).

La famille a pu sortir par derrière et est en sécurité. Les assaillants ont saccagé la maison et ont mis le feu, a-t-il dit.Selon un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur place, une grande partie d’un des murs de la maison a été incendiée, ainsi que deux fenêtres.

Un voisin, qui alerté la police, a dit à l’AFP avoir vu les agresseurs arriver en taxi, armés de couteaux et d’épées. Ils ont jeté des cocktails Molotov.

Selon une source de la sécurité de Nessma, seule une femme de ménage était présente à l’intérieur. Elle a été agressée et est hospitalisée.


Joint par l’AFP, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hichem Meddeb, a confirmé l’attaque, mais livré une version légèrement différente.


Une centaine de personnes se sont présentées devant la maison de M. Karoui à La Soukra dans la banlieue de Tunis. Ils ont forcé la porte extérieure, cassé des vitres et arraché deux tuyaux de gaz, a-t-il dit, précisant ignorer si la famille se trouvait dans la maison à ce moment-là.


Cinq personnes ont été arrêtées, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.


De son côté, la chaîne Nessma a directement mis en cause les islamistes.


A l’antenne, une journaliste a dénoncé l’incitation de quelques imams à commettre des crimes à l’encontre des employés de la chaîne, notamment à l’occasion des prêches de vendredi, jour de prière.


Certains imams se sont comportés comme des militants politiques, c’est cela le double discours qu’on voit à l’oeuvre, a lancé Sofiane Ben Hmida.


Défenseurs des droits de l’Homme, militantes féministes et associations ont dénoncé, à l’approche des élections du 23 octobre, un double discours des islamistes, notamment du parti favori du scrutin Ennahda qui, selon eux, condamne la violence tout en encourageant en sous main les salafistes pour imposer leur idéologie à la société tunisienne.


Source : AFP-RomandieNews AFP-RomandieNews






bivouac-id.com