Enrichissement culturel au Royaume-Uni : 3 000 victimes de crimes « d’honneur » en 2010 - décembre 2011



3 000 victimes de crimes dits d’honneur en Grande-Bretagne en 2010.

Et il ne s’agit là encore que des agressions recensées par la police. Le véritable chiffre est encore bien plus élevé, nombreuses étant les victimes qui n’osent pas porter plainte de peur des représailles. Est-il utile de préciser que selon l’organisation responsable de cette étude, la grande majorité de ces crimes d’horreur a lieu au sein de la communauté musulmane ?

La culture islamique place “l’honneur” de la famille entre les cuisses des jeunes filles. La “pudeur” et la virginité de ces dernières sont les joyaux du clan familial qui doit y veiller. La réputation du clan, son honneur, en dépendent directement. La conséquence de ces représentations mentales d’un autre âge, ce sont ces agissements barbares, ces crimes dits d’honneur qui repoussent si souvent les limites de l’horreur, que ce soit là-bas, en terre d’islam, ou désormais ici en Europe, “enrichissement” culturel oblige.

Pendant le même temps, les petits gardes verts du multiculturalisme, les inquisiteurs du vivre-ensemblisme, les ayatollahs de l’antiracisme, et tous les autres professionnels de l’indignation à géométrie variable ronflent à poings fermés.







Une association a recensé près de 3000 victimes de «crimes d’honneur» dans le pays en 2010. Les plaintes déposées à la police ont doublé en un an dans certaines zones, dont Londres.

Battues, séquestrées, mutilées, aspergées à l’acide ou tuées pour avoir porté atteinte à l’honneur de leur famille. Cette réalité a été vécue en 2010 par près de 3000 jeunes femmes résidant en Grande-Bretagne, selon une étude parue par l’Organisation pour le droit des femmes iraniennes et kurdes (Ikwro). Dans la seule capitale de Londres, ces «crimes d’honneur» ont doublé en un an, avec près de 500 cas.

Les données, collectées pour la première fois dans le pays, ont été obtenues par l’association grâce au Freedom of Information Act, une loi promulguée en 2000 par le gouvernement de Tony Blair qui permet à tout citoyen d’avoir accès à un très grand nombre de documents administratifs. Ikwro a ainsi envoyé une demande à l’ensemble des forces de police afin de connaître le nombre de violences qui ont été perpétrées l’an passé au nom de «l’honneur».

Le total, estimé à 2823 incidents, peut selon l’association être augmenté d’au moins 500 cas, 13 unités de police sur 52 n’ayant pas répondu à la demande. Dans certaines zones, les cas recensés ont doublé en un an. Ikwro estime également que ces chiffres sont sous-estimés, de nombreuses victimes n’osant pas porter plainte par peur de représailles.

«Un problème sérieux qui touche des milliers de personnes»

Pour l’association, la très grande majorité des femmes victimes de ces violences proviennent de familles originaires du sous-continent indien, d’Europe de l’Est et du Moyen-Orient. «Elles résistent de plus en plus aux atteintes à leur liberté, comme un mariage forcé décidé par leur famille. De fait, elles sont plus exposées aux violences», explique au Guardian Fionnuala Ni Mhurchu, responsable de la campagne d’Ikwro. «Ces chiffres sont importants car ils prouvent qu’il ne s’agit pas d’un phénomène isolé. C’est au contraire un problème sérieux qui touche des milliers de personnes chaque année, dont un certain nombre subit de très importantes violences avant de porter plainte.»

Ces femmes subissent le courroux de leur famille parce qu’elles ont un petit ami, ont refusé un mariage arrangé, ont été violées, ou parlent simplement à des hommes. D’autres sont victimes de violences car elles sont homosexuelles, se maquillent, ou s’habillent à l’occidentale. «Les coupables de ces crimes sont considérés comme des héros dans leur communauté parce qu’ils ont défendu l’honneur de leur famille et la réputation de la communauté», a expliqué la directrice de l’Ikwro, Dina Nammi, sur la BBC.

L’association, forte de ces données, réclame que les autorités britanniques se donnent les moyens de lutter contre les «crimes d’honneur». Un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a assuré que le gouvernement était «déterminé à mettre fin» à ces pratiques. Le Royaume-Uni est en effet avec les Pays-Bas le seul pays d’Europe à avoir élaboré une politique complète en la matière selon un rapport de la fondation suisse Surgir. La police britannique s’est ainsi dotée d’unités spéciales, tandis que tous les policiers du pays sont formés depuis 2009 à reconnaître les signes de violence liées à l’honneur. Des sites d’informations destinées aux jeunes filles ont également été mis en ligne pour inciter les victimes à porter plainte contre leur famille. Il n’existe pas de politique similaire en France.

Paru sur Le Figaro


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Crimes d'honneur, le martyre des musulmanes - vidéo 1




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