Afghanistan : une femme soupçonnée d'adultère exécutée en public


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Ces mots sont une sentence.
Ils s'inspirent d'une sourate du coran condamnant l'adultère et scellent l'arrêt de mort d'une femme, recroquevillée à quelques mètres en contrebas.
On l'accuse de s'être enfuie avec un homme.

La scène se passe à une centaine de kilomètres de Kaboul, dans un petit village de la province de Parwan.

Deux coups de feu épargnent d'abord la femme, puis plusieurs autres, quasiment à bout portant, la tuent sur le coup.

Sur le flanc de la montagne, des dizaines d'hommes assistent à cette exécution sommaire.

"Ce sont des gens brutaux, assène le gouverneur de la province de Parwan, Abdul Basir Salangi. Ils se comportent comme des animaux sauvages, tuant leurs semblables ; ils sont clairement hors-la-loi et doivent être remis à la justice. Outre le tribunal et le président, personne n'a le droit de décider de tels actes, sans égard pour la culpabilité du suspect. Cette femme n'était pas coupable."

Le gouvernement afghan a condamné un acte "anti-islamique et inhumain".
Ce genre de crimes, visant les femmes, reste fréquent dans les campagnes.

"C'est très choquant, estime la député Fawzia Kofi. On doit appliquer une tolérance zéro vis-à-vis de ce genre d'actes et du silence du gouvernement. Il faut agir sérieusement contre cela. On doit se mobiliser, pas seulement en tant que femmes, mais aussi en tant qu'êtres humains."

Pointée du doigt, la duplicité du gouvernement, qui compose avec l'autorité religieuse des Oulémas, reléguant la femme au second plan, et les pressions de la communauté internationale quant au respect du droit des femmes.

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