Une nouvelle fatwa permet le viol des femmes non-sunnites en Syrie


Original English version on RaymondIbrahim.com

Auteur : Raymond Ibrahim
Date : 2 avril 2013

Raymond Ibrahim est l’auteur de Crucified Again: Exposing Islam’s New War on Christians. Il est fellow Shillman au David Horowitz Freedom Center et fellow associé au Middle East Forum.

Traduction française de Point de Bascule


Yasir Al-Ajlawni : Justifier le viol au nom de l’islam

Titre original anglais : New Fatwa Permits Rape of Non-Sunni Women in Syria

Un autre leader religieux musulman vient de permettre aux combattants musulmans engagés dans le jihad en Syrie – poliment identifiés comme «l’opposition» – de violer les femmes du pays.

Le cheik salafiste Yasir al-Ajlawni, un Jordanien d’origine qui a vécu à Damas (Syrie) dix-sept ans, a publié une vidéo sur YouTube la semaine dernière dans laquelle il déclara qu’il se préparait à rendre publique une «fatwa légitime» qui légalisera (aux yeux de l’islam) que les musulmans qui se battent pour renverser le président laïc Assad et instaurer la charia puissent «capturer et avoir des relations sexuelles» avec toutes les femmes non-sunnites. Il a particulièrement identifié celles qui appartiennent à la secte d’Assad, les alaouites, de même que les druzes et plusieurs autres, toutes non-sunnites et non-musulmanes.

Le cheik a utilisé le terme islamique arabe melk al-yamin qu’on retrouve dans le Coran, livre sacré des musulmans, pour désigner ces pauvres femmes non-musulmanes qui servent d’esclaves sexuelles. Ainsi, le verset 4.3 du Coran permet à l’homme musulman «d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent (…) ou ce que possède votre main droite». Les oulémas (exégètes) de l’islam s’entendent tous pour déclarer que, selon la loi islamique (charia), l’expression «ce que possède votre main droite» désigne les esclaves sexuelles. Une analyse linguistique mène à conclure que la femme esclave sexuelle est davantage perçue comme un animal ou une possession que comme un être humain.

Note de PdeB : La dernière remarque de Raymond Ibrahim fait référence au fait qu’au verset 4:3 de la version originale arabe du Coran, on utilise le pronom arabe ma (ce, ce que) plutôt que man (celle) pour désigner la femme esclave sexuelle. Dans un texte de 2008 où il approfondit cet aspect de la question, Ibrahim fait remarquer que la distinction ma / mas en arabe est semblable à la distinction it / she en anglais.

RaymondIbrahim.com (14 décembre 2008) : Are Slave-Girls in Islam Equivalent to Animals? (Dans l’islam les filles esclaves sont-elles équivalentes à des animaux?)


Coran Hilali-Khan 4:3 (“that your right hand possess”)

Le cheik jordanien Yasir al-Ajlawni est loin d’être la seule autorité religieuse à avoir récemment légitimé le viol des femmes infidèles (non-musulmanes). Des appels à capturer et à violer les femmes non-musulmanes sont lancés avec une fréquence accrue de tous les coins du monde musulman.
Il y a quelques mois, le prédicateur saoudien Muhammad al-Arifi a également émis une fatwa permettant aux jihadistes d’avoir des relations sexuelles avec des prisonnières syriennes qui durent quelques heures «afin que chaque combattant ait son tour». C’est ce qu’on appelle un viol collectif (gang-rape).

Steve Emerson (Newsmax – 10 janvier 2013) : Fatwa Permits Rape of Syrian Women (Une fatwa permet le viol des femmes syriennes)

Et puis, il y a le cheik égyptien Ishaq Huwaini qui a déjà expliqué que les prisonnières infidèles, les ghanimapour reprendre le terme coranique qui désigne le «butin de guerre», doivent être distribuées parmi les jihadistes et amenées au «marché d’esclaves, là où les filles esclaves et les concubines sont vendues». Lui aussi, réfère à ces femmes comme à «ce que possède votre main droite» tout en ajoutant : «Vous allez au marché, vous l’achetez et elle devient légalement votre partenaire – bien que sans contrat, sans gardien ou rien de la sorte – et c’est reconnu par les oulémas (exégètes). (…) En d’autres termes, quand je désire une esclave sexuelle, je vais au marché et je choisis la femme que je désire et je l’achète».

RaymondIbrahim.com (31 mai 2011) : Raped and Ransacked in the Muslim World (Violées et pillées dans le monde musulman)

Même des femmes musulmanes plaident pour l’asservissement d’autres femmes (non-musulmanes). Ainsi, l’activiste Salwa al-Mutairi cherche à rétablir l’institution de l’esclavage sexuel. Dans une vidéo qu’elle a publiée sur internet, elle explique s’être déjà informé auprès des plus importantes autorités de l’islam vivant à La Mecque, la ville de l’islam, au sujet de l’esclavage sexuel et que tous lui ont confirmé que c’était parfaitement légitime. Mutairi résume ainsi la question :

Un État musulman doit (d’abord) attaquer un État chrétien – je m’excuse, je veux dire n’importe quel État non-musulman – et elles (les femmes futures esclaves sexuelles) doivent avoir été faites prisonnières durant l’attaque. Est-ce défendu? Absolument pas. Selon l’islam les esclaves sexuelles ne sont pas du tout défendues. Bien au contraire. Les règles qui régissent les esclaves sexuelles diffèrent de celles qui s’appliquent aux femmes libres (les femmes musulmanes) : le corps de ces dernières doit être entièrement couvert sauf le visage et les mains, tandis que l’esclave sexuelle est gardée nue du nombril en montant. Elle est différente de la femmes libre. La femme libre doit être mariée selon les normes à son mari tandis que l’esclave sexuelle, il l’achète et ça finit là.

RaymondIbrahim.com (6 juin 2011) : Muslim Woman Seeks to Revive Institution of Sex-Slavery (Une musulmane cherche à faire revivre l’institution de l’esclavage sexuel)

L’activiste koweïtienne y est même allée de suggestions concrètes : «Considérons la guerre en Tchétchénie. Il doit bien y avoir des femmes russes qui sont prisonnières. Alors allez là-bas, achetez-les et vendez-les ici au Koweït. C’est mieux que de voir nos hommes s’engager dans des relations sexuelles illicites. Je ne vois aucun problème là, absolument aucun».
On pourrait continuer avec d’autres exemples. Ce qu’il faut faire ressortir, c’est que la fatwa de la semaine dernière permettant à «l’opposition» menée par les jihadistes de cibler et de violer les Syriennes qui ne sont pas sunnites n’est pas un cas isolé ou une aberration.
La seule aberration semble être qu’aux États-Unis, on accorde un appui complet à ces violeurs et à ces terroristes avoués, tout ça au nom de la «démocratie».