Irak: Sur les chatrooms gays, les milices islamiques traquent leurs victimes


La minutie avec laquelle ces milices islamofascistes traquent leurs victimes, la patience, l’acharnement et l’extrême cruauté qu’ils démontrent ne sont pas sans rappeler l’attitude méthodique des nazis qui chassaient les populations juives…



Les milices irakiennes s’infiltrent dans les chatrooms gays sur Internet pour chasser leurs proies - et des centaines de nouvelles victimes sont à craindre.

(lire les effroyables tortures qu’ils leur font ensuite subir ici)

Assis à même le sol, portant des habits traditionnels islamiques et muni d’un vieux cahier, Abou Hamizi, 22 ans, passe au moins six heures par jour dans les chatroms à la recherche de gays. Il ne recherche pas de nouveaux amis, mais ses victimes.

“C’est le meilleur moyen de trouver ces gens qui détruisent l’islam et qui veulent salir cette réputation qu’il nous a fallu des siècles à construire,” dit-il. Quand il les trouve, Hamizi prend des dispositions pour qu’ils soient attaqués et même tués.

Hamizi, un diplômé en science informatique, est à le fer de lance d’une nouvelle vague de violence contre les homosexuels en Irak. Composé d’extrémistes radicaux, le groupe auquel appartient Hamizi est soupçonné d’être responsable de la mort de plus de 130 homosexuels irakiens depuis le début de l’année seulement.

Le co-leader de ce groupe situé à Bagdad, explique sa campagne en utilisant un flux d’injures homophobes. “Les animaux ne méritent pas plus de pitié que ces gens sales qui pratiquent de tels actes sexuels dépravés,” a-t-il dit. “Nous nous assurons qu’ils savent pourquoi ils sont capturés et leur donnons une chance de demander pardon à Dieu avant d’être tués.”

La violence contre les homosexuels irakiens est un test pour jauger la capacité du gouvernement irakien à protéger les groupes minoritaires vulnérables après le départ des Américains.

Source : Guardian

Traduction d’extrait Bivouac-id.

http://www.bivouac-id.com/billets/irak-sur-les-chatrooms-gays-les-milices-islamiques-traquent-leurs-victimes/